Rie Aruga est une autrice qu’on ne présente plus. Autrice particulièrement importante, elle aborde toujours dans ses oeuvres des sujets de société importants. Shelter of Love, son nouveau manga, ne fera pas exception : elle parle cette fois-ci de violences familiales, et l’impact qu’ont celles-ci sur la construction des individus. Attention : chef d’oeuvre en perspective !

Résumé : Victime d’une mère violente, Yoru a été placée dans un foyer pour enfants. Elle y rencontre Tenjaku, un garçon de son âge au passé aussi compliqué que le sien. Si la petite fille a d’abord du mal à s’adapter à sa nouvelle « maison », elle finit, grâce à la protection de ce dernier, par y trouver son équilibre. Mais à l’approche de la majorité, comment ces deux êtres meurtris par la vie réussiront-ils à s’intégrer à la société ?

L’histoire commence donc quand l’héroïne du manga, encore enfant, arrive au sein d’un foyer d’accueil. Mais l’autrice, tout comme dans Perfect World, ne se contente pas de se postulat de départ, et va confronter ses personnages à l’épreuve du temps qui passe. Mettant en scène ses protagonistes à des âges différents, elle montre aussi comment il est difficile de trouver sa place dans la société, même en temps qu’adulte, quand dès l’enfance vous n’avez pas eu la chance de connaître la chaleur d’un foyer aimant. Sur fond de romance, et avec beaucoup de justesse, elle livre un récit aussi poignant qu’essentiel.

Le tome 1 de Shelter of Love sera disponible en mai prochain et il s’agira sans aucun doute d’un des mangas des plus importants de l’année. Le manga est traduit par David Pollet, mis en page par Tom « spAde » Bertrand et Adrien S. La couverture française est signée Clémence Aresu.