Celle que je suis ma énormément impacté sa représente une grosse partie de ma vie et je ne peux que affirmer que cette est un reflet de la réalité en tous cas pour mon expérience
Je remercie l auteur pour avoir sortie ce manga ,ces rare de voir des oeuvres portant sur se thème , et de sur plus qualitative
À nouveau, Akata dégaine un sujet sensible et profond de sa besace pour nous offrir un manga atypique comme on aime en lire chez eux. Avec Celle que je suis, c’est un thème très délicat qui est abordé puisqu’il s’agit de l’identité genrée mais dans un contexte bien plus complexe qu’on ne pourrait le penser car l’action est située dans les années 80.
Il faut bien se remettre dans l’atmosphère de cette époque pour réaliser tout le dilemme du héros, Manase. Si de nos jours, en 2019, il est déjà très compliqué d’accepter qui on est même lorsque la situation est propice, imaginez la difficulté que cela représentait quelques décennies en arrière. Alors que l’homosexualité était majoritairement montrée du doigt comme une tare, une maladie, une déviance malsaine, la question du genre et de l’identité sexuelle restait fortement tabou.
C’est précisément cette déchirure identitaire que Yûji expérimente, seul avec ses doutes, ses interrogations et cette lutte de chaque instant de se voir devenir un homme alors qu’en son âme, il se sent femme. Encore une fois, si aujourd’hui c’est un sujet aborder plus ou moins librement par les médias, à l’époque un individu en proie à ce questionnement existentiel était isolé et savait qu’il aurait du mal à trouver quelqu’un avec qui partager ses doutes.
Tout ceci est parfaitement retranscrit dans cette histoire où nous découvrons en même temps que le héros une nouvelle évolution dans l’acceptation. L’acceptation d’être qui il est vraiment, en tout cas les prémices de cette acceptation qui sont parfaitement décrites dans ce premier tome qui introduit un personnage attachant et authentique. On le suit dans son intimité, celle où il s’autorise ce qui lui est interdit en société, une société qui n’est pas encore prête à s’ouvrir à ce qui s’apparente à un 3° sexe.
J’ai bien l’intention de poursuivre ma lecture de cette histoire dès que le prochain tome sortira, car si le cadre donné est celui des années 80, il me semble qu’à plusieurs niveaux il est encore et malheureusement d’actualité. Les réflexions induites par ce manga sont essentielles, à mon avis, et je ne suis pas étonnée qu’un éditeur tel qu’Akata les mette en avant dans cette publication qui mérite qu’on s’y attarde.
Les éditions Akata nous ont habitués aux mangas et particulièrement aux mangas qui cachent plus de profondeur qu’ils n’en ont parfois l’air, c’est également le cas pour ce premier roman de leur nouvelle collection Young Adult.
Le résumé en dévoile peut-être trop à mon goût et je suis content de ne pas l’avoir lu avant de démarrer ma découverte de cette histoire digne des Studios Ghibli ! En effet, alors que je tournais les pages, j’avais la sensation d’être en train de regarder l’un de ces animés dont on ne présente plus les titres. Avec peut-être un petit bémol sur les transitions parfois trop brutes à mon goût, ce qui m’amène à ne pas être totalement enthousiaste sur mon avis.
Mais qu’on ne s’y trompe pas, j’ai passé un excellent moment en compagnie des jumeaux et en les suivant dans leur quête pour sauver leur sœur. Ils plongent dans une réalité qui n’a rien à voir avec celle qu’ils connaissent et s’adaptent comme si c’était normal de se retrouver alliés avec ces manchots mignons mais un peu limités question jugeote…
Bien sûr, leur aventure s’avèrera plus compliquée qu’elle ne l’est à la base et c’est dans un prochain tome que nous en apprendrons plus sur cette histoire dont je préfère ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte en en dévoilant trop.
Toujours est-il que si vous aimez les univers décalés se situant dans notre monde et que le Japon vous attire, ce roman (qui peut être aussi classé en jeunesse à mon avis) vous fera passer un excellent moment ! À mon avis, pari réussi pour le lancement des romans chez cet éditeur de mangas !
Sans surprise, j'ai à nouveau eu un coup de cœur pour cette série que ce tome 3 confirme dans ses qualités. Difficile de continuer à donner son avis en détail sans rien spoiler, mais il est évident que Rie Aruga a fait ses devoirs et n'épargne pas les personnages.
C'est ce qui fait la force de ce manga, le réalisme sans tabou qui nous met face à ce que la situation de Itsuki a de moins glamour, tout simplement parce que la maladie n'a rien de glamour. Là où d'autres histoires tentent d'utiliser ce type de situation pour servir la romance, ici c'est tout le contraire qui se produit.
Non seulement la relation de Kawana et Itsuki est complexe à cause du handicap de Itsuki, mais elle est placée de façon à ce qu'il nous est impossible de ne pas faire preuve d'une grande empathie envers eux. Les personnages secondaires viennent ajouter des réflexions à celles que le scénario apportait déjà et c'est impossible, à mon sens, de ressortir indemne de cette lecture.
La fin de ce tome 3 nous donne envie de nous précipiter sur le tome suivant ! Je m'interroge sur la façon dont la vie va encore frapper nos héros et surtout, la manière dont ils vont tout surmonter. Car je ne vois pas d'autre issue pour eux que de tout encaisser, même s'ils en souffrent. Que d'émotions à la lecture de cette série... et pourtant, on ne tombe jamais, vraiment jamais, dans le pathos. Sûrement la plus belle qualité de l'écriture de Rie Aruga, en plus de ses dessins, bien entendu !
Le titre de ce manga était suffisant pour me donner envie de m’y intéresser. Moi qui achète souvent des livres sans lire le résumé, je n’ai pas été déçue d’avoir suivi mon instinct. Oui, d’accord : mon instinct mais aussi l’avis de plusieurs blogueuses que je suis et qui ont les mêmes goûts que moi en matière de manga. Mais c’était plus accrocheur de parler de mon instinct…
Sur la quatrième de couverture que j’ai découverte après coup, on peut lire comme thèmes abordés : Comédie / Asexualité / Féminisme. Si j’y avais jeté un coup d’œil avant, ça m’aurait confortée dans mon choix.
Futuba, dite Fufu, est une mangaka de 32 ans pour qui le sentiment amoureux n’est qu’une légende qu’elle n’a jamais expérimentée et qui ne l’intéresse tout simplement pas. Pourtant, elle écrit le manga le plus populaire du moment, adapté en animé, et qui lui, bien sûr, est une romance.
J’ai tout de suite été touchée par la véhémence des convictions de cette héroïne qui force immédiatement le respect. Elle est authentique et avoue sans honte n’être absolument pas concernée par ces histoires d’amour qui lui passent largement au-dessus. Elle affirme ses choix, les défend avec des arguments bien solides et le tout donne un manga atypique qui sort des sentiers battus et qui soulève des problématiques actuelles importantes.
En plus de l’asexualité, on y parle transgenre, entre autre, et engagement dans la société qui impose ses codes parfois de façon oppressante.
On découvre également un point de vue particulièrement intéressant sur les contraintes imposées aux auteurs. Fufu aimerait pouvoir affirmer ses valeurs dans ses mangas, mais ça ne se vend pas assez, alors on lui demande d’écrire ce qui cartonne. C’est malheureusement le système éditorial de façon générale qui est représenté là et ça pousse à réfléchir.
J’ai beaucoup aimé les pensées de l’héroïne qui tournent souvent au scénario catastrophe. Sa tendance à paniquer est hilarante et ajoute une touche de légèreté à un manga qui pourrait sinon être un peu lourd de part les thèmes abordés. Mais non, tout ce goupille parfaitement !
Si vous vous sentez concernés d’une façon ou d’une autre par le sujet traité, foncez, c’est une petite pépite, un ovni dont j’ai hâte de me procurer le tome 2 !
Ce second tome confirme le coup de cœur du premier, c’est possible d’avoir plus qu’un coup de cœur pour une histoire ? Un coup de foudre ? En tout cas, c’est ce que j’ai ressenti en lisant la suite de l’histoire de Tsugumi et Ayukawa.
Dans cette suite, les difficultés sont omniprésentes et pourtant, à aucun moment je ne me suis dit que c’était trop. Nous ne sommes pas du tout dans la surenchère de drama. Avec le sujet traité, ce n’est malheureusement pas nécessaire puisque la situation de Tsugumi suffit à compliquer ce qui serait simple et normal pour les autres.
Ayukawa réalise que sa volonté ne suffira pas à porter leur relation et malgré l’investissement de Tsugumi, il arrive au même constat. Entre les éléments extérieurs qui viennent s’ajouter aux obstacles de leur quotidien, on les observe lutter et ça m’a tellement mais tellement fendu le cœur !
Beaucoup d’émotions et d’intensité générale dans ce tome 2 qui poursuit sur sa lancée de l’hyper-réalisme. Pas de tabous, pas de non-dits, si vous voulez des paillettes et des licornes, passez votre chemin. Ici, on affronte la réalité avec toutes ses vérités, y compris les plus moches, et on n’a pas d’œillères. Si une relation est compliquée à maintenir à flots, celle des personnages principaux de Perfect World l’est d’autant plus.
Sur le communiqué de presse, ce manga est présenté comme une romance moderne où la femme a un rôle à part entière et ne sert pas juste de potiche. Il est évident que Sayo est une femme qui s’assume, carriériste et sûre d’elle dans son travail. Elle ressent juste ce manque dans sa vie qui pourrait être comblé par un homme. Sa vie privée n’est pas aussi florissante que sa vie professionnelle et c’est là que Kiriyama entre en scène.
Il s’agit vraiment d’un manga érotique, je préfère le préciser. Car si on ne tombe à aucun moment dans le pornographique, parfois la suggestion peut être tout aussi parlante. Et des scènes érotiques, il y en a beaucoup. Le parallèle peut totalement se faire avec une romance new adult, sauf qu’au lieu de lire la description, on a ce qui se passe sous les yeux. Tout en sensualité, il n’y a cependant pas de passage agressif ou cru.
Les dessins ne sont pas sans rappeler, à mon sens, le trait de Ai Yazawa. Les mains longues et effilées, les personnages minces presque filiformes, les expressions du visage… Étant une grande fan de cette mangaka, j’ai immédiatement adhéré au style de Mai Nishikata. La répartition des cases est très dynamique aussi et rend la lecture très fluide.
Il m’a peut-être manqué plus d’histoire. C’est au final assez contemplatif à plusieurs moments, mais nous sommes dans un tome d’introduction donc ça peut s’expliquer comme cela. Ce sera donc à confirmer ou non dans le tome 2. Mais pour celui-ci, on met bien en place l’histoire et il ne faut pas se leurrer : nous sommes résolument sur un sujet érotique puisque, pour l’instant en tout cas, le sexe est au centre de la relation Sayo/Kiriyama.
J’ai passé un moment agréable, je m’attendais peut-être à ce que l’aspect féministe soit plus mis en avant, j’espère que ce sera le cas dans la suite. J’aimerais qu’on nous prouve que la femme n’est pas esclave de ses sens, ça serait rafraîchissant. Sayo a le bon caractère pour ça, tout en étant sensible, elle est un bel exemple de femme qui tente de se faire sa place dans un milieu d’homme régit par un patriarcat pourrissant… à suivre, donc !
Sophie le 17 01 2019 17:03
Merci de nous proposer un peu de diversité en manga !
bobdakilla le 16 01 2019 15:17
Excellente nouvelle :-)
Merci Akata !
Ofelia le 15 01 2019 21:28
Celle que je suis ma énormément impacté sa représente une grosse partie de ma vie et je ne peux que affirmer que cette est un reflet de la réalité en tous cas pour mon expérience
Je remercie l auteur pour avoir sortie ce manga ,ces rare de voir des oeuvres portant sur se thème , et de sur plus qualitative
Fleur le 10 01 2019 10:29
À nouveau, Akata dégaine un sujet sensible et profond de sa besace pour nous offrir un manga atypique comme on aime en lire chez eux. Avec Celle que je suis, c’est un thème très délicat qui est abordé puisqu’il s’agit de l’identité genrée mais dans un contexte bien plus complexe qu’on ne pourrait le penser car l’action est située dans les années 80.
Il faut bien se remettre dans l’atmosphère de cette époque pour réaliser tout le dilemme du héros, Manase. Si de nos jours, en 2019, il est déjà très compliqué d’accepter qui on est même lorsque la situation est propice, imaginez la difficulté que cela représentait quelques décennies en arrière. Alors que l’homosexualité était majoritairement montrée du doigt comme une tare, une maladie, une déviance malsaine, la question du genre et de l’identité sexuelle restait fortement tabou.
C’est précisément cette déchirure identitaire que Yûji expérimente, seul avec ses doutes, ses interrogations et cette lutte de chaque instant de se voir devenir un homme alors qu’en son âme, il se sent femme. Encore une fois, si aujourd’hui c’est un sujet aborder plus ou moins librement par les médias, à l’époque un individu en proie à ce questionnement existentiel était isolé et savait qu’il aurait du mal à trouver quelqu’un avec qui partager ses doutes.
Tout ceci est parfaitement retranscrit dans cette histoire où nous découvrons en même temps que le héros une nouvelle évolution dans l’acceptation. L’acceptation d’être qui il est vraiment, en tout cas les prémices de cette acceptation qui sont parfaitement décrites dans ce premier tome qui introduit un personnage attachant et authentique. On le suit dans son intimité, celle où il s’autorise ce qui lui est interdit en société, une société qui n’est pas encore prête à s’ouvrir à ce qui s’apparente à un 3° sexe.
J’ai bien l’intention de poursuivre ma lecture de cette histoire dès que le prochain tome sortira, car si le cadre donné est celui des années 80, il me semble qu’à plusieurs niveaux il est encore et malheureusement d’actualité. Les réflexions induites par ce manga sont essentielles, à mon avis, et je ne suis pas étonnée qu’un éditeur tel qu’Akata les mette en avant dans cette publication qui mérite qu’on s’y attarde.
Fleur le 04 01 2019 13:21
Les éditions Akata nous ont habitués aux mangas et particulièrement aux mangas qui cachent plus de profondeur qu’ils n’en ont parfois l’air, c’est également le cas pour ce premier roman de leur nouvelle collection Young Adult.
Le résumé en dévoile peut-être trop à mon goût et je suis content de ne pas l’avoir lu avant de démarrer ma découverte de cette histoire digne des Studios Ghibli ! En effet, alors que je tournais les pages, j’avais la sensation d’être en train de regarder l’un de ces animés dont on ne présente plus les titres. Avec peut-être un petit bémol sur les transitions parfois trop brutes à mon goût, ce qui m’amène à ne pas être totalement enthousiaste sur mon avis.
Mais qu’on ne s’y trompe pas, j’ai passé un excellent moment en compagnie des jumeaux et en les suivant dans leur quête pour sauver leur sœur. Ils plongent dans une réalité qui n’a rien à voir avec celle qu’ils connaissent et s’adaptent comme si c’était normal de se retrouver alliés avec ces manchots mignons mais un peu limités question jugeote…
Bien sûr, leur aventure s’avèrera plus compliquée qu’elle ne l’est à la base et c’est dans un prochain tome que nous en apprendrons plus sur cette histoire dont je préfère ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte en en dévoilant trop.
Toujours est-il que si vous aimez les univers décalés se situant dans notre monde et que le Japon vous attire, ce roman (qui peut être aussi classé en jeunesse à mon avis) vous fera passer un excellent moment ! À mon avis, pari réussi pour le lancement des romans chez cet éditeur de mangas !
Fleur le 13 12 2018 12:05
Sans surprise, j'ai à nouveau eu un coup de cœur pour cette série que ce tome 3 confirme dans ses qualités. Difficile de continuer à donner son avis en détail sans rien spoiler, mais il est évident que Rie Aruga a fait ses devoirs et n'épargne pas les personnages.
C'est ce qui fait la force de ce manga, le réalisme sans tabou qui nous met face à ce que la situation de Itsuki a de moins glamour, tout simplement parce que la maladie n'a rien de glamour. Là où d'autres histoires tentent d'utiliser ce type de situation pour servir la romance, ici c'est tout le contraire qui se produit.
Non seulement la relation de Kawana et Itsuki est complexe à cause du handicap de Itsuki, mais elle est placée de façon à ce qu'il nous est impossible de ne pas faire preuve d'une grande empathie envers eux. Les personnages secondaires viennent ajouter des réflexions à celles que le scénario apportait déjà et c'est impossible, à mon sens, de ressortir indemne de cette lecture.
La fin de ce tome 3 nous donne envie de nous précipiter sur le tome suivant ! Je m'interroge sur la façon dont la vie va encore frapper nos héros et surtout, la manière dont ils vont tout surmonter. Car je ne vois pas d'autre issue pour eux que de tout encaisser, même s'ils en souffrent. Que d'émotions à la lecture de cette série... et pourtant, on ne tombe jamais, vraiment jamais, dans le pathos. Sûrement la plus belle qualité de l'écriture de Rie Aruga, en plus de ses dessins, bien entendu !
Dayon le 12 12 2018 18:16
J'ai lu peut de manga mais celui la est vraiment incroyable, c'était sans peine que je l'ai relu une deuxième fois :) Je recommande
Fleur le 09 12 2018 20:49
Le titre de ce manga était suffisant pour me donner envie de m’y intéresser. Moi qui achète souvent des livres sans lire le résumé, je n’ai pas été déçue d’avoir suivi mon instinct. Oui, d’accord : mon instinct mais aussi l’avis de plusieurs blogueuses que je suis et qui ont les mêmes goûts que moi en matière de manga. Mais c’était plus accrocheur de parler de mon instinct…
Sur la quatrième de couverture que j’ai découverte après coup, on peut lire comme thèmes abordés : Comédie / Asexualité / Féminisme. Si j’y avais jeté un coup d’œil avant, ça m’aurait confortée dans mon choix.
Futuba, dite Fufu, est une mangaka de 32 ans pour qui le sentiment amoureux n’est qu’une légende qu’elle n’a jamais expérimentée et qui ne l’intéresse tout simplement pas. Pourtant, elle écrit le manga le plus populaire du moment, adapté en animé, et qui lui, bien sûr, est une romance.
J’ai tout de suite été touchée par la véhémence des convictions de cette héroïne qui force immédiatement le respect. Elle est authentique et avoue sans honte n’être absolument pas concernée par ces histoires d’amour qui lui passent largement au-dessus. Elle affirme ses choix, les défend avec des arguments bien solides et le tout donne un manga atypique qui sort des sentiers battus et qui soulève des problématiques actuelles importantes.
En plus de l’asexualité, on y parle transgenre, entre autre, et engagement dans la société qui impose ses codes parfois de façon oppressante.
On découvre également un point de vue particulièrement intéressant sur les contraintes imposées aux auteurs. Fufu aimerait pouvoir affirmer ses valeurs dans ses mangas, mais ça ne se vend pas assez, alors on lui demande d’écrire ce qui cartonne. C’est malheureusement le système éditorial de façon générale qui est représenté là et ça pousse à réfléchir.
J’ai beaucoup aimé les pensées de l’héroïne qui tournent souvent au scénario catastrophe. Sa tendance à paniquer est hilarante et ajoute une touche de légèreté à un manga qui pourrait sinon être un peu lourd de part les thèmes abordés. Mais non, tout ce goupille parfaitement !
Si vous vous sentez concernés d’une façon ou d’une autre par le sujet traité, foncez, c’est une petite pépite, un ovni dont j’ai hâte de me procurer le tome 2 !
Fleur le 09 12 2018 20:47
Ce second tome confirme le coup de cœur du premier, c’est possible d’avoir plus qu’un coup de cœur pour une histoire ? Un coup de foudre ? En tout cas, c’est ce que j’ai ressenti en lisant la suite de l’histoire de Tsugumi et Ayukawa.
Dans cette suite, les difficultés sont omniprésentes et pourtant, à aucun moment je ne me suis dit que c’était trop. Nous ne sommes pas du tout dans la surenchère de drama. Avec le sujet traité, ce n’est malheureusement pas nécessaire puisque la situation de Tsugumi suffit à compliquer ce qui serait simple et normal pour les autres.
Ayukawa réalise que sa volonté ne suffira pas à porter leur relation et malgré l’investissement de Tsugumi, il arrive au même constat. Entre les éléments extérieurs qui viennent s’ajouter aux obstacles de leur quotidien, on les observe lutter et ça m’a tellement mais tellement fendu le cœur !
Beaucoup d’émotions et d’intensité générale dans ce tome 2 qui poursuit sur sa lancée de l’hyper-réalisme. Pas de tabous, pas de non-dits, si vous voulez des paillettes et des licornes, passez votre chemin. Ici, on affronte la réalité avec toutes ses vérités, y compris les plus moches, et on n’a pas d’œillères. Si une relation est compliquée à maintenir à flots, celle des personnages principaux de Perfect World l’est d’autant plus.
Où est mon tome 3 que je me jette dessus !
Fleur le 09 12 2018 20:47
Sur le communiqué de presse, ce manga est présenté comme une romance moderne où la femme a un rôle à part entière et ne sert pas juste de potiche. Il est évident que Sayo est une femme qui s’assume, carriériste et sûre d’elle dans son travail. Elle ressent juste ce manque dans sa vie qui pourrait être comblé par un homme. Sa vie privée n’est pas aussi florissante que sa vie professionnelle et c’est là que Kiriyama entre en scène.
Il s’agit vraiment d’un manga érotique, je préfère le préciser. Car si on ne tombe à aucun moment dans le pornographique, parfois la suggestion peut être tout aussi parlante. Et des scènes érotiques, il y en a beaucoup. Le parallèle peut totalement se faire avec une romance new adult, sauf qu’au lieu de lire la description, on a ce qui se passe sous les yeux. Tout en sensualité, il n’y a cependant pas de passage agressif ou cru.
Les dessins ne sont pas sans rappeler, à mon sens, le trait de Ai Yazawa. Les mains longues et effilées, les personnages minces presque filiformes, les expressions du visage… Étant une grande fan de cette mangaka, j’ai immédiatement adhéré au style de Mai Nishikata. La répartition des cases est très dynamique aussi et rend la lecture très fluide.
Il m’a peut-être manqué plus d’histoire. C’est au final assez contemplatif à plusieurs moments, mais nous sommes dans un tome d’introduction donc ça peut s’expliquer comme cela. Ce sera donc à confirmer ou non dans le tome 2. Mais pour celui-ci, on met bien en place l’histoire et il ne faut pas se leurrer : nous sommes résolument sur un sujet érotique puisque, pour l’instant en tout cas, le sexe est au centre de la relation Sayo/Kiriyama.
J’ai passé un moment agréable, je m’attendais peut-être à ce que l’aspect féministe soit plus mis en avant, j’espère que ce sera le cas dans la suite. J’aimerais qu’on nous prouve que la femme n’est pas esclave de ses sens, ça serait rafraîchissant. Sayo a le bon caractère pour ça, tout en étant sensible, elle est un bel exemple de femme qui tente de se faire sa place dans un milieu d’homme régit par un patriarcat pourrissant… à suivre, donc !