La chronique de le graouBonne surprise de la fin 2006,
Otogi Matsuri n’en finit pas de confirmer le bien que l’on pouvait en penser. L’intrigue continue de se développer, apportant régulièrement des révélations quant aux mystères enveloppant les
kenzoku, et les personnages arrivent – et meurent, pour certains – à mesure que le temps passe, venant enrichir la distribution sans pour autant délayer, semer la confusion ou donner dans la redondance. L’horreur et la brutalité des attaques des monstres contrastent avec le réalisme simple des scènes du quotidien et les préoccupations à la fois terre-à-terre et drolatiques de nos héros et de leur entourage ; les réactions, l’évolution de chacun au fil des épreuves sonnent juste et savent émouvoir sans sombrer dans un pathos facile. L’humour, fatalement absent de la première partie du volume – entièrement dédiée au fameux
kenzoku de kinoe annoncé dans le précédent – revient en force dans la deuxième partie, consacrée à l’inévitable Saint-Valentin et à ses cruels dilemmes chocolatés. Enfin les amateurs de créatures toutes mignonnes ne sont pas oubliés : fini en effet le racolage à base de petites culottes, remplacé par du fan-service à base de bestioles. La guerre des mascottes aura-t-elle lieu ? Nous le saurons (peut-être) dans le tome 6 !
12/09/2007