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Agharta

Agharta

Auteur : Takaharu Matsumoto
Volume : 7
Editeur : Kana
Sorti la semaine du : 05-02-2005

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Un seul cri : Enfin !
Agharta a commencé à la même époque que Monster, une des meilleures séries parues en VF qui soient. Cependant, à un volume dix-huit de fin de règne s’oppose un volume sept qui vient tout juste de paraître. Cette différence de taille au niveau du rythme de sortie a permis aux fans de délayer leur intérêt pour une série qui n’en est pas dénuée.
Délayage se muant en oubli, c’est avec un regard neuf que l’on appréhende ce nouvel opus.

De façon fort peu étonnante, l’édition se présente comme largement aux normes des plus exigeants. L’impression, la texture de la couverture, le lettrage impeccable ainsi que les sublimes pages couleurs qui marquent l’entrée dans le monde des Terres d’Agharta procurent un véritable plaisir. Plaisir matériel accru s’il en est par la rareté d’une telle qualité éditoriale, encore reléguée au rang de trouvaille, alors que le nombre de séries traduites atteint une vitesse de démultiplication ébouriffante.

Si Takaharu Matsumoto continue d’affirmer son style graphique si plaisant par sa personnalité, renforçant l’atmosphère si chargée et complexe de ce manga aux effluves cyber-punk, le contenu peut paraître bien mince, risquant de faire tomber de haut les premiers fans. En effet, alors que le mystère est le plus grand atout de ce manga, ayant fauché ses premiers adeptes en ouvrant le bal, il devient malheureusement un handicap à ce stade du récit. Impossible de nier que Matsumoto semble avoir un mal fou à se libérer des premiers pièges qu’il a tendu pour capter l’attention des lecteurs.
Les passages confus apparaissent comme un nez rouge au milieu de la figure, les transitions sont maladroites, les éléments composites, nombreux mais pas trop, deviennent, à l’évidence, ingérables pour l’auteur.

Matsumoto est un « bleu », et cela saute aux yeux.
Mais parmi les plus jeunes de la profession, il a encore le temps de mûrir. Agharta constitue son seul travail digne d’intérêt à l'heure actuelle. Oeuvre empreinte d'une certaine forme de maturité, elle dénote d’un réel potentiel.
Ce tome sept confirme ce que l'on soupçonnait depuis quelque temps. Très bonne esquisse possédant tous les ingrédients nécessaires pour jouer dans la cour des grands, c'est une oeuvre qui délivre par le biais d'une configuration recherchée une puissance incroyable dans son ambiance.
Cependant, la maîtrise globale laisse à désirer. Matsumoto devrait essayer de faire simple dans la complexité. Pour l’instant et de toute évidence, il s’est perdu dans l'univers qu’il a créé.
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